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Les risques liés à la commotion cérébrale 

30 octobre 2020

Une commotion cérébrale peut multiplier le risque de développer la maladie de Parkinson par 57%

L’arrivée prochaine de l’hiver annonce le début de la saison de hockey. Quel que soit votre équipe favorite, vous savez que ce sport comporte certains risques, notamment celui de commotion cérébrale. Ces commotions sont des mouvements du cerveau dans le crâne liés à des coups portés à la tête, au cou ou au visage.

Ces commotions, souvent bénignes, appartiennent à la catégorie des traumatismes crâniens légers. Elles ne sont cependant pas à prendre à la légère. Elles semblent augmenter le risque de développement de plusieurs maladies neurologiques, dont le Parkinson.

L’étude

Une étude conduite par un groupe de chercheurs du Manitoba a évalué l’augmentation de risque de développer la maladie de Parkinson, la démence, un trouble de l’anxiété et de l’humeur ou un trouble d’hyperactivité avec déficit de l’attention à la suite d’une commotion cérébrale.

Ce n’est pas la première étude démontrant un lien entre la maladie de Parkinson et les commotions cérébrales. Ici, les chercheurs ont comparé les dossiers médicaux de plus de 47 000 personnes ayant eu au moins une commotion cérébrale, avec ceux de 139 000 personnes n’ayant jamais subi de commotion cérébrale, pendant une période de 25 ans.

Résultats

L’étude démontre qu’indépendamment de l’âge, du sexe et du statut socioéconomique, une personne ayant subi une commotion cérébrale a un risque accru de recevoir un diagnostic de la maladie de Parkinson, de démence, d’un trouble de l’anxiété et de l’humeur ou d’un trouble d’hyperactivité avec déficit de l’attention.

Ce risque est augmenté par :

  • 57% pour la maladie de Parkinson
  • 72% pour la démence
  • 39% pour un trouble d’hyperactivité avec déficit de l’attention
  • 72% pour un trouble de l’anxiété et de l’humeur.

De multiples commotions cérébrales augmentent encore plus le risque de développer la maladie de Parkinson et la démence. Le risque d’avoir la maladie de Parkinson est plus que triplé après avoir subi 3 commotions cérébrales.

Qu’est-ce que cela veut dire?

L’étude confirme que les commotions cérébrales sont un facteur de risque important de la maladie de Parkinson. En effet, avoir subi une commotion cérébrale augmente le risque de développer la maladie de Parkinson de 57%. De plus, ce risque est plus que triplé lorsqu’une personne a eu au moins trois commotions cérébrales.

D’avantage d’études sont nécessaires pour bien comprendre comment les commotions cérébrales augmentent le risque de développer la maladie de Parkinson. Cette étude suggère cependant que des efforts doivent être mis en place pour prévenir et mieux gérer les commotions cérébrales.

Référence

Morissette, M. P., Prior, H. J., Tate, R. B., Wade, J., & Leiter, J. R. S. (2020). Associations between concussion and risk of diagnosis of psychological and neurological disorders: a retrospective population-based cohort study. Fam Med Community Health, 8(3). doi:10.1136/fmch-2020-000390

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