Les droits de l’usager dans le système de santé

Les droits de l’usager dans le système de santé

Tout usager du système de santé a le droit :

  • aux services personnalisés et adaptés à son état de santé notamment par le biais du plan d’intervention
  • aux services sans interruption injustifiée
  • aux services sécuritaires
  • d’être accompagné et assisté de la personne de notre choix, soit souvent le proche aidant, dans le processus d’obtention d’information ou de services dispensés par un établissement ou un professionnel de santé
  • d’être représenté dans l’exercice des droits prévus si inapte
  • de consulter son dossier médical
  • d’être informé de son état de santé physique et psychologique, des traitements disponibles et de leurs risques et effets
  • d’être informé des services et ressources disponibles dans le milieu et des modalités d’accès
  • d’être informé sur le processus d’hébergement
  • d’être informé de tout accident (événement qui cause un dommage) et incident (événement qui ne cause pas de dommages)
  • de prendre les décisions qui le concernent
  • de choisir son professionnel et l’établissement de santé
  • d’être traité avec respect, sans discrimination
  • de porter plainte
  • d’être accompagné et assisté.

Tous les établissements de santé au Québec, public ou privés, ont le devoir :
• d’offrir ses services aux personnes qui en ont besoin de même qu’évaluer leurs besoins, en tenant compte notamment des ressources humaines, matérielles et financières dont il dispose ;
• de dispenser les services de santé ou les faire dispenser par un autre établissement pour répondre au besoin des usagers, en tenant compte notamment des ressources humaines, matérielles et financières dont il dispose ;
• d’assurer la continuité et la complémentarité des services dispensés avec ceux dispensés par les autres établissements ;
• de recommander les usagers auxquels ils ne peuvent dispenser certains services vers un autre établissement de santé pouvant les prodiguer.

Les centres d’hébergement sont des milieux de vie substituts visant à offrir des services de réadaptation, psychosociaux, infirmiers, pharmaceutiques et médicaux selon la volonté, les besoins et les désirs personnels des usagers en perte d’autonomie. Ces endroits doivent offrir un environnement et une routine de vie qui reflètent le mieux possible ceux que l’usager auraient chez lui.

L’usager a le droit de participer aux décisions relatives à son état de santé ou à son bien-être physique et psychologique. Ces décisions sont notamment élaborées dans son plan d’intervention.

Un plan d’intervention est un plan d’action qui vise à identifier les besoins de l’usager selon sa situation médicale et à déterminer les objectifs et les moyens nécessaires pour répondre à ces besoins. C’est un plan qui vise à encourager l’intégration et la participation sociale de l’usager au sein de son lieu d’hébergement.

Le plan d’intervention est élaboré par les intervenants de l’établissement de santé avec la participation de l’usager, son représentant, son proche aidant et/ou autres de ses proches.

Le plan d’intervention étant adapté aux besoins personnels de chaque usager en fonction de notamment sa maladie ou son handicap, les droits de l’usager de manger et de prendre des médicaments à des heures plus flexibles devraient être précisés dans le plan d’intervention personnalisé puisque la prise de médicaments a une influence sur les heures auxquelles l’usager peut manger et la saine gestion des symptômes en dépend. En effet, chez les personnes vivant avec la maladie de Parkinson, l’efficacité de certains médicaments peut diminuer lorsque les protéines composant la nourriture interagissent avec les molécules médicamenteuses.

La maladie de Parkinson affecte non seulement l’usager lui-même, mais également d’une façon directe et/ou indirecte le conjoint atteint de la même maladie ou non. Il y a des difficultés relatives au niveau des soins requis par chaque conjoint. En présence de niveaux d’autonomie très différents, il pourrait être difficile de les relocaliser dans la même ressource. Toutefois, si les moyens le permettent, les usagers ont le droit de vivre en couple et de cohabiter en centre d’hébergement ; le soutien moral étant un élément important lors du traitement de la maladie de Parkinson.

À un stade avancé de la maladie de Parkinson, certaines personnes ne sont plus physiquement capables de prendre des bains et de s’occuper de leur hygiène personnelle. Le centre d’hébergement ainsi que les proches aidants doivent donc en assurer la responsabilité afin de permettre aux usagers de continuer à exercer leurs activités quotidiennes et vivre avec dignité. En l’occurrence, les personnes vivant avec le Parkinson ont le droit de recevoir des soins d’hygiène à des fréquences qui varient selon les besoins et la réalité d’un adulte atteint de Parkinson et selon la prescription du médecin si applicable. Il s’agit d’un droit faisant partie du droit à l’hébergement de l’usager et des services d’hébergement se retrouvant au cœur de la mission des CHSLD.

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