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Maladie de Parkinson et hallucinations

Une hallucination est une perception d’un objet ou d’un son qui n’existe pas. Ces perceptions, peu fréquentes, peuvent survenir dans les stades plus avancés de la maladie de Parkinson. Elles n’impliquent pas que vous souffrez de démence et elles peuvent se traiter.

Elles touchent près d’un tiers des gens atteints de la maladie de Parkinson

Les hallucinations peuvent être d’ordre :

  • Visuel : Personnes, surtout des proches, ou d’animaux absents.
  • Auditif : Sons, musique ou voix que les autres ne peuvent pas entendre.
  • Tactil : Sensation que quelque chose ou quelqu’un vous touche, ou est près de vous, sans que ce ne soit le cas.
  • Gustatif : Goût dans la bouche d’un aliment qui n’a pas été mangé.
  • Olfactif : Odeur que les autres ne sentent pas.

Les hallucinations visuelles sont les plus répandues chez les personnes vivant avec la maladie de Parkinson. Les hallucinations auditives, gustatives, olfactives et tactiles sont plutôt rares.

Les hallucinations sont à distinguer des illusions qui sont des pensées, des croyances ou des soucis qui n’ont pas de rapport avec la réalité.

Les hallucinations se produisent souvent dans des conditions de faible éclairage ou lorsque la personne est dans un état de conscience altéré, comme lors du passage du sommeil à l’éveil. 

Les hallucinations peuvent avoir plusieurs causes :

  • Les effets secondaires de certains médicaments qui pénètrent dans le cerveau sont la cause principale des hallucinations. Ces médicaments appartiennent aux antiparkinsoniens, aux anti douleurs, aux musculorelaxants, et aux sédatifs.
  • La dégénérescence des neurones peut s’étendre aux régions du cerveau responsables de la vision. Le cerveau peut alors mal interpréter les images qui lui sont transmises ou créer des perceptions sans aucun stimulus extérieur.
  • Autres conditions médicales, avec ou sans rapport avec la maladie de Parkinson. Une infection, des troubles cognitifs, une démence, ou des troubles visuels peuvent également être la source d’hallucinations.

La plupart des personnes qui vivent avec la maladie de Parkinson ne vivent pas d’épisodes hallucinatoires. Certains épisodes sont souvent associés à :

  • Démence
  • Âge avancé
  • Durée depuis le diagnostic de maladie de Parkinson
  • Certains médicaments antiparkinsoniens
  • Anesthésie
  • Infections majeures
  • Insomnie sévère

Les hallucinations sont des processus conscients qui durent dans le temps. Vous pouvez en parler avec un de vos proches au moment où celles-ci se produisent.

Pour savoir si vous hallucinez, vous devez être capable de confronter la réalité à votre perception. Vous pouvez faire cette vérification vous-même ou par l’intermédiaire d’un proche. 

Vous devez, dans tous les cas, être prêt à accepter que votre perception peut avoir été biaisée. Heureusement, ces hallucinations ne sont pas liées à une progression de la maladie de Parkinson en une forme de démence. Elles disparaissent généralement en modifiant votre liste de médicaments.

Discutez-en avec votre neurologue. Il pourra faire des tests pour évaluer les causes de vos hallucinations et possiblement, revoir les dosages de vos médicaments.

Toutes les formes d’hallucinations n’ont pas besoin d’être traitées. Des points ou des insectes occasionnels dans votre champ visuel ne requièrent pas de traitement s’ils ne perturbent pas votre quotidien. Parlez-en cependant avec votre neurologue qui pourra revoir la liste de vos médicaments.

Informez vos proches de votre tendance à halluciner et de vos motifs d’hallucinations les plus fréquents. Rassurez-les sur le caractère inoffensif de ces hallucinations, sur le fait que vous restez parfaitement sain d’esprit et que ces épisodes ne sont pas liés à une progression rapide de la maladie de Parkinson. Parlez-leur de votre ressenti lors de ces épisodes et indiquez-leur ce qu’ils peuvent faire pour vous soutenir adéquatement.

La première étape dans le traitement des hallucinations est la diminution progressive des doses de médicaments antiparkinsoniens. Parmi eux, les agonistes dopaminergiques (pramipexole, ropinorole, rotigotine) sont les médicaments qui possèdent le profil hallucinogène le plus élevé. 

Le processus de réduction des doses de ces médicaments, voire de leur élimination complète, doit être contrôlé par votre neurologue. Sa durée va dépendre du type et de la dose de médicament que vous prenez ainsi que de la durée totale de prise.

Vos hallucinations peuvent également être traitées par des antipsychotiques, tels que de la quétiapine ou de la clozapine.

Les épisodes hallucinatoires de votre proche sont certainement perturbants, mais ils sont le plus souvent inoffensifs. Contrairement aux hallucinations causées par d’autres maladies neurodégénératives, les hallucinations associées à la maladie de Parkinson sont le plus souvent bienveillantes.  

Toutes les hallucinations n’ont pas besoin d’être traitées. Si elles ne perturbent pas le quotidien de votre proche, il est possible de trouver des façons pour bien les gérer. Il est tout de même important d’en informer son neurologue pour assurer un bon suivi.

Discutez avec votre proche de ses hallucinations. Déterminez ensemble ce que vous pouvez faire lorsqu’il a une hallucination. Vous serez ainsi prêts tous les deux et rassurés lorsque ça surviendra.

Si les hallucinations sont sévères, ne dites pas à votre proche que celles-ci ne sont pas réelles. Ceci ne fera qu’augmenter la disparité entre la réalité et l’hallucination. Ça pourrait également créer des conflits non nécessaires avec votre proche qui est convaincu de son hallucination. 

Les hallucinations apparaissent habituellement plusieurs années après l’apparition de la maladie de Parkinson. Elles commencent habituellement par des images visuelles mineures qui ne font pas peur, comme une tache sur le sol ou un mur qui bouge. La tache pourrait par exemple ressembler à un insecte. Si les hallucinations progressent, elles pourraient inclure des enfants, des animaux ou des personnes miniatures.

Au début, la plupart des gens réalisent que ces hallucinations ne sont pas réelles. Plus tard, la perception entre la réalité et les hallucinations pourrait devenir plus floue. Au cours du temps, les épisodes d’hallucinations peuvent potentiellement devenir plus vives et plus menaçantes.

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