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Parkinson et troubles urinaires

Le vieillissement est la cause majeure de nombreux troubles urinaires. La maladie de Parkinson peut aggraver certains de ces troubles. De nombreuses options existent pour traiter les troubles de la vessie hyperactive.

Un tiers des personnes atteintes de la maladie de Parkinson ont des problèmes reliés à la vessie.

La vessie est le réservoir qui stocke l’urine produite par les reins. Uriner implique deux processus concomitants : 1) La contraction des muscles de la vessie et 2) l’ouverture d’un clapet pour que l’urine soit évacuée.

Quand la vessie contient un certain volume de liquide, un signal réflexe est envoyé au cerveau pour l’avertir qu’il est temps d’aller aux toilettes. Le cerveau envoie alors un signal de retour pour relâcher la pression des muscles de la vessie et renforcer le tonus du clapet. Une fois aux toilettes, le cerveau commande de contracter les muscles de la vessie et d’ouvrir le clapet.

Les problèmes les plus fréquents sont liés à :
Une vessie hyperactive

  • Impression que la vessie est pleine
  • Besoin fréquent et/ou urgent d’uriner, entre autres la nuit
  • Difficulté à se retenir
  • Écoulement involontaire d’urine (incontinence)

Ou une vessie hypoactive

  • Difficulté à commencer à uriner
  • Sensation que la vessie n’est pas complètement vidée
  • Fuites urinaires

Les personnes qui vivent avec la maladie de Parkinson peuvent être affectées par ces deux types de problèmes.

L’âge est le facteur principal de ces troubles qui affectent les hommes et les femmes de manière différente. 

Vers la cinquantaine, les femmes peuvent développer des troubles d’incontinence urinaire principalement associés à un changement de la musculature pelvienne consécutif aux grossesses. Dans ces cas, les muscles qui permettent au clapet de bien fermer la vessie peuvent être endommagés. La toux, les éclatements de rire ou des pressions sur le ventre peuvent entraîner de légères fuites urinaires.

Chez les hommes, les troubles urinaires sont associés à une augmentation du volume de la prostate qui vient alors écraser le conduit qui relie la vessie à l’extérieur. L’urine a alors plus de difficulté à être évacuée.

La dégénérescence des neurones qui contrôlent les muscles de la vessie et du clapet peut aggraver les troubles existants. La réponse normale à un certain volume de liquide dans la vessie est affectée. La vessie devient alors hyperactive ou hypoactive.

Dans la population générale, les personnes urinent entre 4 à 7 fois par jour, et une fois par nuit. Si vous urinez plus ou moins souvent que cela et que vous avez certains des symptômes identifiés plus haut, vous devriez en parler à votre médecin.

L’âge est le facteur principal des troubles urinaires. D’autres conditions, comme une infection urinaire, la prise de certains médicaments ou, chez les hommes, des problèmes de la prostate peuvent également causer ces troubles.

Un examen urologique complet permettra d’exclure d’autres causes potentielles. Votre médecin vous demandera peut-être de tenir un journal de mictions pour évaluer la capacité de stockage de votre vessie. Pour tenir ce journal, vous devrez récolter, pendant quelques jours, votre urine dans un gobelet gradué et noter la quantité évacuée et l’heure.

Voici quelques conseils qui pourraient vous aider :

  • Tentez d’aller à la salle de bain à des intervalles fixés;
  • Planifiez vos déplacements selon l’accessibilité à une salle de bain (si vous allez à quelque part où une salle de bain n’est pas facilement accessible, allez aux toilettes immédiatement avant de quitter votre domicile);
  • Allez à la salle de bain avant que le besoin d’uriner irrépressible n’apparaisse;
  • Évitez de boire du café, ou toute autre boisson diurétique;
  • Limitez l’ingestion d’eau avant le coucher;
  • Ne réduisez pas la quantité d’eau que vous buvez durant le jour, vous pourriez vous déshydrater. Fractionnez vos prises d’eau;
  • Essayez de pratiquer des exercices de renforcement des muscles pelviens (ex: exercices de Kegel).

Consultez un physiothérapeute, un kinésithérapeute ou une infirmière-conseil en incontinence. Ces spécialistes pourront vous recommander des exercices pour renforcer les muscles autour de la vessie.

Si vous souffrez d’incontinence, vous pouvez utiliser des sous-vêtements de protection. Plusieurs modèles existent pour bien répondre à vos besoins. Votre médecin ou pharmacien saura vous guider vers le bon choix.

Les traitements antiparkinsoniens ne permettent pas de régler les troubles urinaires. Cependant, un dosage optimal dans la journée peut amoindrir certains troubles.

Trois types de médicaments sont régulièrement prescrits pour contrôler les troubles urinaires.

  • Les anticholinergiques (ex: oxybutynin, toltéroine, trospium). Ces médicaments sont indiqués dans les cas de vessie hyperactive. Ces médicaments vont réduire la sensation d’urgence, l’incontinence et la fréquence des mictions. Ces produits peuvent constiper, provoquer des glaucomes et réduire l’attention. Ils sont contre-indiqués chez les personnes âgées.
  • Le mirabegron est le premier médicament approuvé pour le traitement des vessies hyperactives. Il ne possède pas les mêmes effets secondaires que les anticholinergiques.
  • Les antimuscariniques, qui inhibent la contraction des muscles de la vessie (ex : fesoterodine, solifenacine)
  • Les injections de toxine botulique dans le muscle de la vessie pour réduire les contractions excessives de la vessie. Ce traitement de dernier ressort doit être répété tous les quelques mois pour maintenir son efficacité.

Les troubles de la vessie se manifestent principalement vers la cinquantaine, chez toutes les personnes, atteintes ou non de la maladie de Parkinson.

Les symptômes vont avoir tendance à progresser avec l’âge et la sévérité de la maladie. L’incontinence peut survenir à un stade plus avancé de la maladie de Parkinson. Dans les cas les plus sévères, une chirurgie au niveau de la vessie ou l’installation d’un cathéter peuvent être des options.

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