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Perte d’équilibre et chutes

Les pertes d’équilibre et la prévention des chutes font partie du quotidien des personnes qui vivent avec la maladie de Parkinson. Avec le temps, chaque personne finit par souffrir d’instabilité posturale, mais vous pouvez agir sur la gravité des troubles de l’équilibre et la fréquence des chutes.

La maladie de Parkinson affecte de manière importante la marche des personnes atteintes. Les symptômes moteurs de la maladie, tels que la rigidité, le freezing et le changement de posture perturbent le sens de l’équilibre et peuvent entraîner des chutes. 

Près des deux tiers des personnes qui vivent avec la maladie ont chuté lors de l’année précédente et ces chutes occasionnent, dans la moitié des cas, des blessures dommageables. Heureusement, de nombreuses ressources peuvent vous aider à améliorer votre équilibre et à prévenir ces chutes.

68% des personnes vivant avec la maladie de Parkinson
ont au moins une chute à chaque année.

L’équilibre résulte du contrôle du centre de la masse corporelle. C’est un réflexe normal chez les personnes qui ne vivent pas avec la maladie de Parkinson. Plusieurs facteurs associés à la maladie de Parkinson contribuent aux pertes d’équilibre et aux chutes.

  1. Perte du réflexe d’équilibre

    La dégénérescence des neurones des noyaux gris associée à la maladie de Parkinson provoque une perte du réflexe d’équilibre. Le contrôle des postures devient alors géré par le cortex cérébral qui est la partie “pensante” de notre cerveau. L’équilibre n’est plus un réflexe automatique. C’est un processus conscient et volontaire.

    Toute perturbation externe de l’attention portée à la gestion de votre équilibre (ex : un épisode de freezing pendant lequel vous pensez à la stratégie pour vous en sortir, ou quelqu’un qui vous interpelle) peut provoquer une perte d’équilibre.

  2. Déplacement du centre de gravité vers l’avant et rigidité

    La position voûtée, qui résulte d’une perte du réflexe postural, déplace le centre de gravité vers l’avant, ce qui favorise les chutes en avant, notamment en cas de freezing.

    De plus, la rigidité de certains muscles des jambes ne permet pas de compenser les pertes d’équilibre qui entraînent les chutes en arrière. La contraction des muscles extenseurs et fléchisseurs, en même temps, rendent les patients vulnérables à la perte d’équilibre et aux chutes.

  3. Diminution des capacités d’anticipation des nouvelles positions stabilisatrices

    Les changements de position et les mouvements imprévus impliquent des adaptations rapides des positions permettant de maintenir l’équilibre.

    Les muscles des pieds qui contrôlent l’équilibre ainsi que les muscles du bassin et des jambes qui permettent de changer de position (ex: lancer une jambe en avant) sont plus lents chez les personnes qui vivent avec la maladie de Parkinson.

    De plus, les capacités d’anticipation de nouvelles positions sont également réduites chez les patients. Par exemple, lors de l’initiation de la marche (faire un pas), le mouvement latéral du corps vers la jambe en action, pour déplacer le poids du corps, est insuffisant. Cette lenteur des ajustements préparatoires conduit, dans le cas de la marche, à une hésitation à initier le mouvement ou au freezing, particulièrement quand le pas envisagé est grand. La prise de lévodopa et les indices externes peuvent aider ces ajustements préparatoires.

    Cette diminution est également associée à une faiblesse musculaire accrue. Vous devez donc rester actif et faire de l’activité physique quotidiennement.

    La diminution de l’amplitude des mouvements, tels que le balancement des bras ou de la longueur des pas, contribue à diminuer la capacité à garder son équilibre, et peut donc engendrer des chutes.

  4. Diminution de l’intégration mentale des signaux extérieurs

    Afin de maintenir l’équilibre, le cerveau doit intégrer des informations provenant des yeux, des nerfs sensitifs et de l’appareil vestibulaire qui contrôle l’équilibre depuis notre oreille.

    Les personnes qui vivent avec la maladie de Parkinson ont une mauvaise perception des déplacements des différentes parties de leur corps qui est principalement assurée par le sens musculaire et par les excitations de l’oreille interne. Leur sensation de la place que prend chaque partie de leur corps n’est plus aussi précise qu’auparavant. Par exemple, les personnes ont plus de difficultés à ressentir une inclinaison du sol.

    Les patients vont alors compenser ce déficit par une confiance excessive dans les signaux visuels auxquels ils sont exposés.

  5. Chutes de pression

    La maladie de Parkinson provoque des chutes de pression, surtout lors des changements de position. Ces baisses de pression peuvent engendrer des étourdissements, des pertes d’équilibre et éventuellement des chutes.

    Certains médicaments, notamment la lévodopa dans les premiers mois, contribuent à faire descendre la pression artérielle. Parlez-en à votre neurologue et à votre pharmacien.

  6. Variations de l’efficacité des médicaments antiparkinsoniens

    L’efficacité des médicaments varie dans la journée. Pendant certaines périodes, vous pouvez sentir que vos médicaments ne font plus effet. Ce sont des périodes off. Durant ces périodes, vous pourriez être plus à risque de perdre l’équilibre.

L’exercice et la physiothérapie peuvent vous aider à mieux contrôler les épisodes de freezing, à tourner sans difficulté, à marcher plus normalement et à améliorer votre équilibre.

Pendant les séances, le physiothérapeute vous aidera à travailler votre équilibre en vous proposant, par exemple, des exercices de maintien sur un pied (avec assistance), d’extension de votre amplitude de mouvement, ou de flexibilité.

Vous pouvez mettre en oeuvre plusieurs stratégies dans votre quotidien pour améliorer votre équilibre.

  • Marchez en suivant un rythme, qu’il soit visuel (suivre les marques sur le sol) ou auditif (agencer vos pas à la mélodie d’une chanson ou à un métronome), cela vous permettra de vous concentrer sur votre marche.
  • Exagérez consciemment l’amplitude de vos mouvements. Faites de plus grands pas et balancez vos bras quand vous marchez.
  • Ne vous laissez pas distraire. Ne tournez pas la tête rapidement pour regarder une distraction.
  • Ne tentez pas de garder une conversation tout en marchant. Si vous voulez parler, arrêtez-vous de marcher et touchez quelque chose de solide, comme un banc, un poteau ou une clôture. Ceci vous permettra de rester en équilibre.
  • Ralentissez lorsque vous tournez.
  • Restez actif. Faites de l’activité physique quotidiennement pour que vos muscles restent forts.

Voici quelques astuces qui pourraient réduire votre risque de chuter :

  • Retirez les tapis décoratifs et autres objets au sol, vous pourriez trébucher et tomber.
  • Assurez-vous que votre maison est assez éclairée pour bien voir votre environnement.
  • Installez des barres d’appui dans la salle de bain et autres petites pièces.
  • Placez un tapis antidérapant dans la douche.
  • Laissez les articles régulièrement utilisés à portée de main, et non au fond des armoires.
  • Si vous chutez régulièrement, un bâton de marche, une cane ou un déambulateur, peuvent vous servir à augmenter vos points d’appui fixe sur le sol.
  • Procurez-vous de bons souliers. Les chaussures à talon haut, les ‘’gougounes’’ ou les souliers trop grands contribueront aux pertes d’équilibre.
  • Un ergothérapeuthe peut également vous aider à adapter votre milieu de vie et vous conseiller des aides ambulatoires, si vous en avez besoin.
  • Les personnes chutent la plupart du temps dans la salle de bains.
  • Les grands espaces ouverts, comme un salon dépourvu de meubles, sont également propices aux chutes.
  • Les escaliers ne sont pas des endroits propices aux chutes, car la montée de chaque marche, notamment la première et la dernière, demande un effort conscient que les personnes qui vivent avec la maladie de Parkinson réalisent.
  • Les chutes lors d’activités physiques sont peu fréquentes. Votre appréhension de celles-ci ne doit pas vous empêcher de pratiquer de l’exercice.

Le programme PIED (Programme Intégré d’Équilibre Dynamique) a été spécifiquement conçu pour améliorer l’équilibre et réduire le risque de chutes des personnes de plus de 65 ans.

Le programme PIED est un programme sécuritaire et adapté, offert gratuitement par un professionnel de la santé.

  • Un programme d’exercices de 12 semaines
  • Deux séances d’exercices d’une heure par semaine pour améliorer l’équilibre et la force
  • Des capsules d’information pour prévenir les chutes et adopter des comportements sécuritaires
  • Trois programmes d’exercices à faire à la maison
  • Un groupe d’environ 15 participants
  • Une occasion de rencontre et d’échange

Demandez à votre CLSC où se trouve le programme PIED le plus proche de chez vous.

L’exercice physique est le seul traitement disponible pour améliorer son équilibre. Des activités adaptées permettent d’accroître votre amplitude de mouvement et de développer des stratégies posturales qui compensent les pertes d’équilibre.

Il n’existe pas de médicaments pour améliorer directement les problèmes d’équilibre. Cependant, votre neurologue peut vous aider à revoir les dosages de vos médicaments antiparkinsoniens pour accroître votre mobilité et votre adaptation posturale naturelle.

Votre médecin peut également revoir la liste des médicaments que vous prenez pour réduire les doses des médicaments qui causent des baisses de tension ou des étourdissements.

Vous devez réduire les dangers qui pourraient faire chuter votre proche dans son environnement immédiat, comme à la maison.

  • Retirez les tapis décoratifs et autres objets au sol, votre proche pourrait trébucher et tomber.
  • Assurez-vous que la maison soit assez éclairée pour qu’il puisse voir son environnement.
  • Installez des barres d’appui dans la salle de bain et autres petites pièces.
  • Placez un tapis antidérapant dans la douche.
  • Laissez les articles régulièrement utilisés à portée de main, et non au fond des armoires.

Il est difficile pour les personnes vivant avec la maladie de Parkinson de faire plusieurs choses en même temps. N’essayez donc pas de maintenir une discussion quand vous marchez avec votre proche. Ceci augmente le risque de chutes.

Si vous remarquez que votre proche chute de plus en plus, discutez avec lui de la possibilité d’utiliser un bâton de marche, une cane ou un déambulateur. Ces équipements permettent d’augmenter les points d’appui et donc de réduire les pertes d’équilibre.

Les pertes d’équilibre et les chutes sont des symptômes qui apparaissent généralement dans les stades les plus avancés de la maladie de Parkinson. Elles tendent à devenir plus fréquentes avec la progression de la maladie à cause de la dégénérescence d’autres systèmes du cerveau qui gèrent les fonctions cognitives et de perception du corps dans l’espace.

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