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Troubles cognitifs

Les troubles cognitifs légers, comme des pertes de mémoire, peuvent faire partie du processus normal de vieillissement. Toutefois, certains symptômes peuvent aussi être causés par la maladie de Parkinson.

La maladie de Parkinson ralentit l’ensemble des mouvements du corps. Ce ralentissement général affecte également les capacités cognitives. La mémoire, l’orientation, l’attention, la concentration, la capacité d’apprentissage, la pensée abstraite, le jugement et le langage peuvent être touchés.
Les troubles cognitifs légers sont caractérisés par des difficultés à :

  • Être attentif
  • Suivre une conversation compliquée
  • Se concentrer pour lire
  • Planifier des activités complexes
  • Trouver des solutions à un problème
  • Prendre des décisions
  • Formuler sa pensée
  • Trouver les bons mots
  • Maintenir des informations en mémoire
  • Apprendre des nouvelles choses
  • Imaginer des choses
  • S’orienter
  • Faire plusieurs choses en même temps

Ces troubles cognitifs légers, bien que perturbants, ne compromettent pas la réalisation des activités de la vie quotidienne. Leur apparition ne veut pas dire que vous avez une démence ou qu’elle va se développer plus tard. Oublier occasionnellement des numéros de téléphone ou des noms, lorsque de l’on a plus de 70 ans, est parfaitement normal.

La démence est diagnostiquée quand les problèmes de mémoire et de pensée prennent plus de place dans la vie et empêchent la réalisation des tâches quotidiennes.

 À savoir :

Les troubles cognitifs légers affectent près de 1/3 des individus avec la maladie de Parkinson.

Les troubles cognitifs sont habituellement dus à la présence de corps de Lewy dans certaines régions du cerveau responsables des différentes capacités cognitives, causant la dégénérescence de neurones de ces régions. 

Certains facteurs de risque contribuent à l’apparition de troubles cognitifs chez certaines personnes qui vivent avec la maladie de Parkinson :

  • Âge de plus de 65 ans
  • Stade avancé de la maladie de Parkinson
  • Antécédents familiaux de démence
  • Dépression
  • Rêves agités
  • Hallucinations

L’insomnie chronique provoque également des problèmes d’articulation de la pensée. La privation des phases de sommeil profond ne permet pas au cerveau de se reposer et de pouvoir organiser la pensée pendant les phases d’éveil. L’apnée du sommeil, dont vous pouvez ne pas être conscient peut contribuer à ce phénomène.

Les troubles cognitifs évoluent de manière lente sur plusieurs mois. Leur apparition soudaine peut être associée à la prise de nouveaux médicaments (ex: anticholinergiques pour le traitement des troubles de la prostate, relaxants musculaires, antihistaminiques) ou au développement d’autres maladies (ex: problèmes majeurs au niveau de la thyroïde, du foie, des reins).

Oublier des informations de temps à autre est normal avec l’âge et ne signifie pas que vous avez des problèmes cognitifs. Quand des problèmes de mémoire ou de prise de décision affectent votre routine quotidienne, ces problèmes doivent être évalués. 

Discutez-en avec votre médecin ou neurologue. Plusieurs tests sont couramment utilisés pour dépister les troubles cognitifs. Vous pourriez aussi rencontrer un neuropsychologue pour une évaluation plus approfondie.

Votre objectif est de vous maintenir actif et indépendant. 

L’ activité physique permet l’augmentation de la taille des régions du cerveau responsables de la mémoire (hippocampe) et de la pensée (cortex). De nombreuses recherches ont

montré que les personnes actives ont un risque moindre de développer des troubles cognitifs ou une démence.

Les exercices mentaux sont également importants pour maintenir les capacités cognitives.

  • Faites des casse-têtes
  • Jouez aux cartes
  • Faites des sudokus
  • Lisez des livres
  • Prenez part à un club de lecture
  • Allez à des spectacles
  • Adonnez-vous à un nouveau passe-temps

Vous pouvez également, avec l’aide de votre neurologue, optimiser votre traitement antiparkinsonien pour limiter les épisodes de ralentissement du cours de la pensée (bradyphénie) qui accompagnent souvent les épisodes Off.

Utilisez des indices visuels En prenant des notes et en les affichant dans des calendriers, sur des horloges, ou dans des tableaux d’affichage, vous pouvez vous aider à vous rafraîchir la mémoire. Vous pouvez coller des Post-it sur les murs de votre maison pour faciliter votre organisation quotidienne. Développez une routine et soyez organisé autour de cette routine En développant une routine quotidienne claire et en organisant vos activités quotidiennes dans cette routine, vous pouvez rester plus concentré et réduire votre niveau de stress. Les listes de choses à faire sont de précieux aides-mémoire, très satisfaisant à utiliser, lorsque vous cochez ce que vous avez accompli dans la journée. Priorisez les choses que vous avez à faire dans la journée et n’essayez pas de tout faire à la fois. Vous serez plus efficace. En accordant toute votre attention aux tâches que vous considérez importantes, vous avez plus de chance de bien les réaliser, de vous sentir en contrôle et de réduire votre stress.

Certains médicaments, comme la rivastigmine (Exelon) et le donépézil (Aricept), ont un effet léger à modéré sur les troubles cognitifs. Ils provoquent par contre des effets secondaires fréquents tels que des nausées, des vomissements et des troubles gastriques. 

Soyez patient. Les troubles cognitifs peuvent entraîner beaucoup de frustration, autant pour vous, que chez votre proche. 

Ces troubles cognitifs légers, comme les pertes de mémoire ou la lenteur à formuler sa pensée, n’affectent pas l’identité, ni la capacité de pensée de votre proche. Ils peuvent devenir des irritants et compliquer votre relation d’aide.

En développant ensemble des trucs, vous allez consolider votre relation et permettre à votre proche de rester plus longtemps actif et autonome.

Encouragez-le à rester actif physiquement, mais aussi mentalement. Jouez aux cartes, faites des sudokus, discutez de livres que vous avez lus ou des nouvelles du jour. Tout cela contribuera à entrainer son cerveau.

Les troubles cognitifs apparaissent généralement après l’âge de 65 ans. L’évolution de ces troubles est variable (retour à un fonctionnement cognitif normal, stabilisation ou dégradation). Ce n’est pas parce que vous avez des troubles cognitifs que vous allez développer une démence. Par contre, c’est un facteur de risque supplémentaire. 

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