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Somnolence excessive

La fatigue et l’endormissement pendant la journée sont communs chez les personnes âgées. La somnolence excessive, qui consiste à “cogner des clous”, est fréquente chez les personnes qui vivent avec la maladie de Parkinson, dont le sommeil nocturne est souvent perturbé.

L’hypersomnolence diurne est une condition caractérisée par un sentiment d’endormissement ou un sommeil excessif durant la journée.

Vous pourriez souffrir d’hypersomnolence diurne si vous constatez fréquemment que vous :

  • vous endormez juste après le petit-déjeuner,
  • avez besoin de faire des siestes de plus de 2 heures,
  • vous endormez pendant que vous lisez ou que vous regardez la télévision,
  • “piquez du nez” pendant les conversations ou vos repas,
  • des envies soudaines de dormir quand vous mangez, en travaillant, en marchant ou en lisant (attaques de sommeil).

 Les courtes siestes après le repas et l’exercice physique n’entrent pas dans cette catégorie.

L’hypersomnolence réduit la qualité de vie en diminuant le temps disponible pour les activités significatives et en contribuant à la confusion mentale.

L’insomnie est une des premières causes de l’hypersomnolence. Si vous n’avez pas un sommeil réparateur d’au moins 7 à 8 heures pendant la nuit, la fatigue s’accumule et se traduit par un endormissement pendant la journée.

Les dommages neuronaux liés à la maladie de Parkinson ne se limitent pas aux zones qui gèrent les mouvements. La dégénérescence vient également affecter les zones du cerveau qui sont responsables de l’éveil. 

Les difficultés de respiration pendant la nuit (apnée obstructive du sommeil), et notamment pendant les phases de sommeil profond sont également une cause d’hypersomnolence. Pendant ces périodes, les muscles de la gorge se détendent et viennent obstruer les voies respiratoires. Ceci se traduit par un fort ronflement et un passage vers une phase de sommeil plus léger, moins réparateur.

Les médicaments antiparkinsoniens peuvent également causer une somnolence excessive, ou engendrer des endormissements soudains. Ceci est plus commun lors de la prise d’agonistes dopaminergiques. Cependant, de nombreuses autres catégories de médicaments (antidépresseurs, antidouleurs, anti-cholestérol, antihypertenseurs, anticoagulants, etc) peuvent causer des symptômes similaires.

Il faut distinguer cette somnolence excessive des chutes soudaines de pression artérielle qui peut entraîner des étourdissements, voire des pertes de connaissance. Dans ces cas, il peut être utile de mesurer la pression artérielle chez vous.

Vous devez, dans un premier temps, essayer de retrouver de bonnes nuits de sommeil. La qualité du sommeil tend tout de même à décroître avec l’âge et la sédentarité.

Vous pouvez adopter de nouvelles habitudes pour vous tenir plus éveillé pendant la journée: 

  • Créez-vous un environnement stimulant (ex. télévision ouverte, musique entrainante, animal de compagnie, etc);
  • Assurez-vous d’avoir environnement bien éclairé;
  • Pratiquez régulièrement de l’activité physique; 
  • Augmentez votre consommation de café ou de thé durant la journée;
  • Évitez les écrans d’ordinateur et les tablettes le soir.

Vous devez savoir reconnaître l’approche de ces attaques de sommeil. Dans ces cas, évitez de conduire ou d’opérer quelconque machinerie pouvant causer un danger.

Le traitement de l’hypersomnolence diurne commence par une revue approfondie de la liste de vos médicaments. Votre médecin pourrait alors vous recommander de diminuer la dose ou d’arrêter certains médicaments.

Votre neurologue pourrait également vous prescrire des comprimés de lévodopa le soir pour que vos raideurs et vos tremblements pendant la nuit ne vous gênent plus.

 Votre médecin pourrait aussi vous prescrire du modafinil ou de l’atomoxétine. Ce sont des médicaments qui augmentent le niveau d’attention et la vigilance.

Témoignages

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