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Troubles du comportement en sommeil paradoxal et Parkinson

Les cauchemars et les rêves agités sont communs et inoffensifs.
Par contre, les troubles du comportement en sommeil paradoxal sont caractéristiques des maladies neurodégénératives comme la maladie de Parkinson. Les personnes extériorisent alors physiquement leurs rêves. Leurs conjoints et elles peuvent devenir à risque de blessure.

Population générale, 40 ans et plus : >3 %
Personnes avec la maladie de Parkinson : 50 %.

Les troubles du comportement en sommeil paradoxal peuvent apparaître plusieurs années avant la maladie de Parkinson. Dans ces rêves, le plus souvent déplaisants, les personnes peuvent devenir violentes physiquement ou verbalement, de manière involontaire et inconsciente.

Les manifestations les plus courantes de troubles du comportement en sommeil paradoxal sont :

  • Sonores (ex: cris, blasphèmes, rires)
  • Physiques (ex : donner des coups de pied, donner des coups de poing, battre des bras ou sauter du lit, en réponse à des rêves pleins d’actions ou violents)

Au réveil, les personnes aux prises avec ces troubles peuvent se souvenir de leurs rêves, mais pas des actions qu’elles ont posées pendant ces rêves. Ces troubles représentent un risque autant pour la personne atteinte que pour le partenaire qui partage le lit. De plus, ils peuvent être très effrayants pour ce dernier. Il est important d’en discuter et de sécuriser l’environnement de sommeil afin de réduire les risques.

Les troubles du comportement en sommeil paradoxal se produisent pendant la phase du sommeil pendant laquelle nous rêvons. C’est une phase d’environ 90 minutes qui se répète de quatre à cinq fois par nuit.

Pendant cette phase, la connexion qui existe entre les zones du cerveau qui génèrent les rêves et celles qui contrôlent les mouvements est interrompue. Le corps est donc immobilisé et seuls les yeux continuent à bouger. Cette phase s’appelle également la phase de mouvements oculaires rapides (MOR).

Chez certaines personnes qui vivent avec la maladie de Parkinson, cette connexion ne se fait pas. Les personnes deviennent acteurs de leurs rêves et reproduiront les actions qu’elles vivent dans leurs rêves.

Les troubles du sommeil paradoxal sont parfois confondus avec les cauchemars ordinaires dont la fréquence peut être augmentée par la prise de médicaments antiparkinsoniens. Les cauchemars, bien que parfois traumatisants, sont inoffensifs et n’impliquent pas d’actes violents.

Si vous présentez ce trouble du sommeil, il est possible que vous vous souveniez du contenu de vos rêves. Par contre, vous ne vous rappellerez sûrement pas des événements qui se sont produits dans votre chambre, tels que vos cris ou vos épisodes violents.

Votre partenaire est la personne qui peut le mieux vous aider à discerner ce symptôme associé à la maladie de Parkinson. Discutez-en tous les deux et tenez un journal de sommeil pendant quelques semaines dans lequel vous pourrez noter vos observations quant à la fréquence et la nature de votre comportement nocturne. Ces détails aideront votre médecin à mieux comprendre vos difficultés.

Pour établir un diagnostic précis, votre médecin vous référera à un centre spécialisé dans l’étude du sommeil. Vous devrez alors y passer une nuit pendant laquelle l’équipe médicale surveillera l’activité de votre cerveau, de vos muscles et de votre respiration. Avec ces tests, ils pourront déterminer avec certitude si vous souffrez de troubles du comportement du sommeil paradoxal. Un traitement approprié pourra par la suite vous être recommandé.

Le traitement consiste généralement en une combinaison de prise de médicaments et une modification des habitudes de sommeil.

Avant de consulter un médecin, vous pouvez mettre en place des stratégies pour réduire l’impact de ces rêves sur votre sécurité et celle de votre partenaire. En voici quelques-unes :

  • Retirez les objets pointus près du lit;
  • Placez le lit contre le mur ou installez des oreillers pour éviter les chutes;
  • Considérez l’installation de rails de sécurité sur le lit;
  • Placez les objets coupants et les meubles à distance du lit;
  • Éloignez le lit des fenêtres;
  • Faîtes chambre à part si votre comportement devient trop incommodant.

Les conseils d’un ergothérapeute pourront également vous apporter plusieurs solutions concrètes afin de sécuriser l’environnement de votre lit et prévenir des blessures.

Votre médecin peut vous proposer plusieurs options parmi lesquelles des médicaments appartenant à la classe des benzodiazépines. Ceux-ci sont capables de réduire l’activité de vos muscles et de relaxer votre corps pendant le sommeil. Ils peuvent cependant créer de la dépendance chez certaines personnes.

La mélatonine est un médicament disponible en vente libre dans les pharmacies. C’est une hormone naturellement produite par le cerveau et qui régule le sommeil. La dose de départ est souvent de 3 mg au coucher avec une augmentation progressive jusqu’à obtention de résultats.

L’apparition des troubles du comportement en sommeil paradoxal est graduelle. Ces comportements peuvent devenir de plus en plus violents avec le temps. Un diagnostic précoce et la mise en place de mesure préventives peuvent prévenir les possibles blessures.

Dans les dernières années, certaines études ont démontré que les rêves agités pourraient être un signe précurseur de certaines maladies neurologiques, dont la maladie de Parkinson. Parmi les personnes atteintes du trouble de rêves agités, près de 38 % développeront une maladie neurologique.

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