Parkinson et l’activité physique - Parkinson Québec
 

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Parkinson et l’activité physique

La pratique régulière, adaptée et variée d’activité physique activité physique est bénéfique pour de nombreux symptômes moteurs et non moteurs de la maladie de Parkinson.

La maladie de Parkinson est une affection neuroévolutive qui entraîne des symptômes tels que la rigidité musculaire, la lenteur des mouvements, la perte d’équilibre, ainsi que des troubles cognitifs, des problèmes de sommeil, des douleurs et d’autres problèmes de santé.

Des études scientifiques montrent que la pratique régulière, adaptée et variée de divers types d’activité physique a un effet significatif sur la sévérité des symptômes moteurs de la maladie de Parkinson et contribue à maintenir une meilleure condition physique par rapport à l’inactivité, tout en améliorant la qualité de vie des personnes vivant avec cette maladie.

Les bienfaits de l’activité physique

Le Tai chi, la danse, la zumba, la boxe et la bicyclette stationnaire ont tous montré des bénéfices sur les symptômes moteurs grâce à l’amélioration de la force musculaire, souvent réduite par des symptômes tels que la rigidité et la lenteur des mouvements.

L’activité physique a également un effet positif sur la coordination et l’équilibre : des activités comme la danse ou le ping-pong nécessitent des mouvements contrôlés et précis, aident à améliorer l’équilibre et la coordination et réduisent le risque de chutes, l’un des principaux dangers pour les personnes vivant avec la maladie de Parkinson.

En effet, 30 minutes d’activité aérobique pratiquées au moins 3 jours par semaine avec une intensité modérée à vigoureuse aident à renforcer les muscles, améliorant ainsi la capacité à effectuer des mouvements de base tels que se lever d’une chaise ou monter des escaliers, l’équilibre, la mobilité ainsi que la vitesse de la marche.

Les exercices d’étirement pratiqués au moins 2 ou 3 jours par semaine, ou quotidiennement si possible, peuvent également contribuer à maintenir, ou même à améliorer la mobilité articulaire dans certains cas, réduisant la rigidité musculaire typique de la maladie de Parkinson, ce qui facilite non seulement les mouvements quotidiens mais peut aussi réduire la douleur causée par la rigidité.

Effets de l’exercice sur les symptômes non-moteurs
L’activité physique a démontré son efficacité pour améliorer les symptômes non-moteurs tels que la dépression, les troubles du sommeil, la fatigue et la douleur, contribuant ainsi à une meilleure qualité de vie. L’activité physique a également le potentiel d’améliorer le dérèglement de la fonction autonome (hypotension, constipation, incontinence et thermorégulation) ainsi que d’atténuer le déclin cognitif.

Recommandation
Plusieurs types d’exercices sont bénéfiques et les activités que vous appréciez peuvent vous aider à maintenir une meilleure santé physique et mentale.
La combinaison de différents types d’exercices doit être adaptée aux capacités individuelles de la personne, en tenant compte de l’évolution de la maladie et de toutes les limitations physiques.
Alterner entre différents types d’activités peut aider à maintenir la motivation et à éviter l’ennui. L’aide d’un physiothérapeute ou d’un entraîneur est conseillé afin de créer un programme d’exercices selon les besoins et les capacités spécifiques de chaque personne.

Autrices

Dora Rodriguez, M Sc. Directrice du développement de la recherche scientifique. Parkinson Québec

Alexandra Potvin-Desrochers, PhD. Chercheuse d’établissement. Centre de recherche du CISSS de l’Outaouais. Professeure associée. École interdisciplinaire de la santé. Université du Québec en Outaouais.

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