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Alimentation et Parkinson

Aucun régime alimentaire particulier ne guérit la maladie de Parkinson. Par contre, une alimentation saine, équilibrée et adaptée à vos besoins peut vous apporter une meilleure qualité de vie et apaiser certains symptômes de la maladie. De simples ajustements dans vos habitudes alimentaires peuvent avoir un impact sur votre quotidien.

Une alimentation équilibrée, riche en fruits et légumes, favorise la santé et le bien-être de tous. La préparation à la maison des repas permet de mieux sélectionner vos aliments et le partage du repas contribue à entretenir les liens avec vos proches. Les aliments doivent être frais, variés et en quantité suffisante pour satisfaire vos besoins. 

Certaines adaptations des vos habitudes alimentaires amélioreront votre santé et peuvent atténuer divers symptômes, notamment la constipation, la déprime, la réduction de la densité osseuse et les variations de poids. De plus, elle vous permettra de recharger vos ressources d’énergie, de maintenir votre force musculaire et de renforcer votre système immunitaire.

La préparation des repas selon les directives du Guide alimentaire canadien est un bon premier pas dans la prise en charge de son alimentation.

La nutrition dépasse de loin le choix des aliments que vous absorbez. Lorsque vous préparez vous-même vos repas ou ceux des autres, vous agissez entre autres, sur votre sentiment d’utilité, votre satisfaction personnelle et votre moral. On observe que les personnes dont la maladie progresse le moins vite ont généralement adopté les habitudes suivantes :
  • Préparer elles-mêmes leurs repas,
  • Préparer des repas pour les autres,
  • Éviter la consommation de colorants artificiels et d’édulcorants (ex: aspartam),
  • Acheter autant que possible des aliments bios et organiques,
  • Acheter leurs aliments de producteurs locaux.
Ces recommandations ne garantissent pas une diminution de la vitesse de progression de la maladie. Cependant, ce sont des caractéristiques partagées par les personnes dont la maladie progresse plus lentement.

Aucun aliment, à lui seul, ne permet d’avoir un impact sur la progression de la maladie de Parkinson. Pourtant en adoptant des mesures simples, vous pouvez améliorer votre bien-être quotidien. 

Buvez au entre 6 et 8 verres d’eau par jour. Si vous avez de la difficulté à avaler de telles quantités ou que vous vous souciez des envies d’aller à la salle de bain, fractionner ces prises d’eau en plus petites quantités. En vous hydratant, vous remplissez votre corps de liquide, ce qui diminue les risques de baisse de pression quand vous vous levez.

Ajoutez progressivement des aliments riches en fibre à votre alimentation. Les fibres combinées à l’eau vont permettre de soulager, dans une certaine mesure, vos problèmes de constipation. Vous pouvez, par exemple, consommer plus de céréales, du pain à grains entiers, des légumineuses, des fruits et des légumes.

Exposez-vous au soleil, en vous protégeant, et mangez des aliments riches en calcium.
Le calcium est important pour la santé de vos os et permet de réduire votre risque de fracture. Les produits laitiers, le lait de soya enrichi, les poissons en boîte avec os (saumon, sardines), les fèves cuites, les amandes et le brocoli sont de bonnes sources de calcium.
Afin d’assimiler le calcium, l’organisme a besoin de vitamine D. Notre corps fabrique cette vitamine quand il est exposé au soleil. Au Canada, toutes les personnes âgées de plus de 50 ans devraient prendre un supplément de vitamine D pendant l’hiver. Cette vitamine est présente dans certains poissons (espadon, saumon, vivaneau, thon) et dans des produits laitiers enrichis en vitamine D (boisson de soya, yogourt et lait enrichis).

Mangez des aliments riches en acide gras oméga-3. Ces acides ont un effet protecteur sur les neurones dopaminergiques du cerveau. Les poissons gras (saumon, sardines, thon, truite, etc.), les huiles végétales (canola, noix, lin), les grains (lin, chanvre et chia) et les noix de Grenoble sont des bonnes sources d’oméga-3.

Ajoutez de la couleur dans votre assiette. Les fruits et les légumes de couleur contiennent des antioxydants qui protègent les cellules de composés qui peuvent les dégrader. Les bleuets, les canneberges, la citrouille, les mangues, les carottes, les graines de sésame, le thé vert et le choco­lat noir sont quelques exemples d’aliments contenant des antioxydants.

Adoptez les aliments que consomment les personnes dont la maladie progresse le moins rapidement. Chez ces personnes, ces aliments, consommés au moins deux fois par semaine, semblent avoir un impact positif sur la sévérité des symptômes dans le temps.

  • Légumes frais;
  • Fruits frais;
  • Noix et graines;
  • Poissons;
  • Vin;
  • Huile d’olive;
  • Huile de noix de coco;
  • Plantes aromatiques.

Les personnes dont la maladie progresse le plus rapidement consomment plus de deux portions par semaine de ces aliments : 

  • Fruits en conserve;
  • Liqueurs “diète”
  • Aliments frits;
  • Crème glacée;
  • Légumes en conserve;
  • Boeuf;
  • Pâtes;
  • Légumes surgelés
  • Produits laitiers;

Chez ces personnes, ces produits semblent avoir un impact négatif sur la sévérité de leurs symptômes dans le temps.

Il est toujours difficile de supprimer un aliment, surtout quand il nous fait plaisir. N’essayez pas de couper dans toutes les catégories de produits à la fois. Réduisez votre consommation des produits les plus néfastes progressivement. Ils sont classés dans la liste du plus dommageable au moins dommageable.

À date, aucun régime alimentaire spécifique n’a montré d’impact sur la progression de la maladie de Parkinson. 

La combinaison entre une alimentation équilibrée, un plan d’exercice adapté, une implication sociale active et un dosage de médicaments ajusté permet de mieux vivre avec la maladie.

Le régime cétogène (apports élevés en gras mais faibles en protéines et en sucres) et les régimes sans gluten n’ont pas démontré d’efficacité sur la progression de la maladie, ni sur l’amplitude des symptômes.

Le régime méditerranéen (apports en fruits et légumes élevés plus huile d’olive et de noix) semblerait modifier le processus de développement de la maladie, mais plus de recherche doit être réalisé.

Une alimentation saine et équilibrée doit vous apporter une quantité suffisante de vitamines et de minéraux. 

Il n’existe pas de preuves scientifiques claires que ces compléments de vitamines, de minéraux, d’antioxydants ou co-enzyme Q10, aient des effets bénéfiques sur la santé, et plus particulièrement sur la progression de la maladie.

Il existe de nombreux compléments disponibles sur les tablettes des pharmacies et des magasins de santé. Ce n’est pas parce qu’ils sont naturels qu’ils sont d’une utilisation sécuritaire pour vous. En prenant de trop grandes quantités de certaines vitamines, vous pouvez souffrir d’effets indésirables ou réduire l’efficacité de votre
lévodopa (vitamine B6 et les suppléments de fer).

Si vous pensez avoir un déficit en vitamines ou en minéraux, essayez de manger davantage d’aliments qui en contiennent, plutôt que d’acheter des compléments de vitamines et de minéraux coûteux.

Avant d’acheter des compléments minéraux et vitaminiques, consultez votre médecin, votre infirmière spécialisée dans la maladie de Parkinson ou un diététicien.

La lévodopa est un acide-aminé, c’est-à-dire un petit morceau de protéine. Quand vous consommez des protéines, celles-ci entrent en compétition avec la lévodopa pour pénétrer dans votre cerveau. Le délai avant qu’elle ne fasse effet est donc augmenté et la durée totale d’action est réduite. L’effet est donc moins rapide et plus court. 

Les protéines se retrouvent en autres dans : 

  • Les produits laitiers (lait, beurre, fromage, crème glacée);
  • Les oeufs;
  • La viande et le poisson;
  • Les compléments alimentaires (ex: Ensure, Boost, Slim-Fast);
  • Les noix;
  • Les fèves et les pois;
  • Le soja, incluant le tofu;

Vous ne devez pas arrêter de manger des protéines, mais simplement, ne pas les consommer en même temps que votre prise de lévodopa.

Pour être certain, prenez votre lévodopa :

  • Au moins 30 minutes avant les repas;
  • 60 minutes après les repas.

Cette règle s’applique particulièrement chez les personnes qui vivent à des stades plus avancés de la maladie et expérimentent des fluctuations d’efficacité de leurs médicaments.

Le plaisir de manger est un aspect de l’alimentation qui est souvent négligé. Pour stimuler votre appétit, vous pouvez essayer de : 

  • Rendre vos plats visuellement attrayants; on mange tout d’abord avec les yeux;
  • Assaisonner bien vos mets (herbes, épices, sauces, etc.);
  • Essayer des nouveaux aliments que vous n’avez jamais goûtés; 
  • Manger des plus petits repas, puis compléter avec des collations nutritives.

La perte totale ou partielle de l’odorat est un symptôme commun de la maladie de Parkinson. L’odorat et le goût étant intimement liés, vous avez certainement perdu le goût en même temps que l’odorat. Vous pouvez faire des jeux de rééducations olfactives en vous amusant à reconnaître les odeurs d’une douzaine d’épices dont vous cachez les noms.

Certaines personnes maigrissent avec l’âge, principalement parce qu’elles s’alimentent de moins en moins. 

La perte de poids chez les personnes qui vivent avec la maladie de Parkinson est commune, mais tout au plus, modérée.

Les symptômes moteurs de la maladie, tel que les tremblements, la rigidité et les dyskinésies représentent une consommation additionnelle d’énergie.

Certains symptômes non moteurs peuvent vous conduire à réduire vos portions alimentaires 

  • La dépression et la perte du goût peuvent réduire l’appétit;
  • La vidange ralentie de votre estomac peut entraîner des ballonnements et un sentiment de trop plein même après la prise de petites quantités;
  • Les difficultés à avaler peuvent rendre difficile l’ingestion des repas.

Si vous perdez du poids, parlez-en à votre médecin généraliste ou à un nutritionniste. Il vous aidera à établir un plan pour maintenir un apport nutritionnel suffisant.

Si vous vous questionnez sur votre alimentation actuelle, consultez un nutritionniste. Ce professionnel de la santé évaluera votre état nutritionnel dans le but de déterminer un plan de traitement nutritionnel visant à maintenir ou à améliorer votre santé. 

Si vous avez plus de difficulté à vous alimenter et à avaler, consultez un ergothérapeute et/ou un orthophoniste. Ils pourront vous suggérer certains équipements pour faciliter l’heure du repas ainsi que des stratégies pour vous aider à avaler. 

Vous devriez inclure un nutritionniste, un ergothérapeute et un orthophoniste dans votre équipe de soins.

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