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Conduite automobile

Un diagnostic de Parkinson n’est pas forcément associé à la perte du permis de conduire. Conduire est souvent associé à la liberté et à l’indépendance. Vous pouvez maintenir votre autonomie et votre plaisir de la conduite automobile pendant de nombreuses années après le diagnostic.

Pour beaucoup de personnes, la conduite automobile est essentielle à la réalisation de plusieurs de leurs activités quotidiennes : aller au travail, accompagner les enfants, se rendre à un rendez-vous. Conduire facilite la vie. Mais c’est aussi une tâche complexe qui fait appel à un ensemble d’habiletés visuelles, cognitives et motrices.

Ces habiletés nécessaires à la conduite automobile peuvent être affectées par la maladie de Parkinson. Votre capacité à conduire de manière sécuritaire peut varier selon le stade d’évolution de la maladie. Dans les premiers stades, il est tout à fait possible de maintenir la conduite automobile en toute sécurité. Certaines procédures doivent être accomplies dès l’annonce du diagnostic.

Il est aussi important de se préparer, savoir reconnaître et accepter le moment où vous devrez arrêter de conduire. Si votre conduite n’est plus sécuritaire pour vous et pour les autres usagers de la route, sachez que des moyens de transport alternatifs existent.

Selon la loi, vous devez informer la SAAQ de votre changement d’état médical dans les 30 jours qui suivent votre visite chez votre neurologue. 

Votre médecin ou un professionnel de la santé, tel qu’un ergothérapeuthe, devra alors évaluer votre capacité à conduire et remplir un rapport d’examen médical que vous devrez envoyer à la SAAQ. 

Soyez rassuré, très peu de conducteurs se voient retirer leur permis après une évaluation médicale. 

Cette évaluation devra avoir lieu tous les deux ans, ou plus selon l’évolution de votre condition. Avec la progression de la maladie, les symptômes peuvent devenir des obstacles à la conduite.

Vous devez informer votre compagnie d’assurance automobile du diagnostic de la maladie de Parkinson. Faites-leur part des informations communiquées par votre médecin. Cela leur permettra de déterminer la meilleure couverture dans votre situation précise. Ne pas informer votre assureur de votre diagnostic pourrait invalider votre police d’assurances.

Si des adaptations sont apportées à votre véhicule, vous devez également en informer votre assureur. Contactez votre compagnie d’assurances automobiles pour connaître la marche à suivre. N’hésitez pas à magasiner votre assurance pour comparer les différentes couvertures et les prix.

La conduite automobile fait appel à un ensemble d’habiletés visuelles, cognitives et motrices qui peuvent être altérées par la maladie de Parkinson.

Certains symptômes, comme les tremblements, la lenteur des mouvements, la rigidité, le freezing ou les troubles cognitifs peuvent affecter votre capacité à conduire.

Votre temps de réaction en réponse à des conditions routières complexes peut augmenter considérablement, ce qui peut augmenter le risque de collision.

Certains médicaments antiparkinsoniens peuvent également provoquer des effets secondaires pouvant nuire à la conduite automobile, comme par exemple, la somnolence ou l’insomnie.

Il est possible de continuer à conduire pendant les premiers stades de la maladie de Parkinson. Profitez-en pendant que vous pouvez encore le faire de manière autonome et sécuritaire. Cependant, vous devez prendre certaines précautions avant de conduire :

  • Définissez votre itinéraire avant de partir;
  • Prenez le volant quand l’efficacité des médicaments est optimale;
  • Abstenez-vous de conduire dans les périodes off;
  • Évitez la conduite de nuit;
  • Ne conduisez que lorsque vous êtes bien reposé;
  • Éliminez les distractions en conduisant; comme écouter la radio; manger ou boire; utiliser le téléphone cellulaire, même s’il est équipé d’un dispositif mains libres ou de discuter avec un passager;
  • Maintenez une bonne posture afin d’être à l’aise et d’avoir une bonne visibilité pendant la conduite;
  • Restez en forme et actif physiquement pour maintenir une bonne mobilité et le temps de réaction nécessaires pour conduire et aider à maintenir votre niveau d’énergie;  
  • Évitez les autoroutes impliquant une conduite plus rapide;
  • Limitez-vous à la conduite aux petits trajets;
  • Évitez de conduire par mauvais temps ou de nuit; 
  • Abstenez-vous de conduire en cas de somnolence. 

Un ergothérapeuthe peut vous aider à établir un plan individualisé vous permettant de modifier certaines habitudes de conduite ou d’adopter certaines aides à l’intérieur de votre véhicule. 

Si votre condition vous empêche de conduire votre véhicule, ou encore d’y monter ou d’en descendre de façon autonome et sécuritaire, vous pourriez être admissible à une aide financière du gouvernement.

Si vous éprouvez de la difficulté à marcher sur de courtes distances, vous pourriez être éligibles à une vignette de stationnement à l’intention des personnes handicapées. 

Parlez-en à un professionnel de la santé habilité par la SAAQ. S’il juge que votre état le justifie, il pourra remplir le formulaire de demande de vignette de stationnement pour personnes handicapées. Vous devrez ensuite transmettre ce formulaire à la SAAQ.

L’idée de devoir un jour cesser la conduite automobile peut être difficile à accepter, mais être impliqué dans un accident peut avoir de lourdes répercussions sur vous et sur les autres. 

Vous et vos proches pouvez surveiller votre conduite et évaluer de manière périodique si vous devriez vous arrêter.

Certains signes peuvent vous alerter :

  • Conduite trop lente;
  • Arrêt dans le trafic sans raison apparente;
  • Non respect des panneaux de signalisation;
  • Perte sur un trajet familier;
  • Difficultés à faire des virages ou des changements de voie;
  • Difficulté à lire les panneaux de signalisation ou à voir les feux de circulation à temps pour réagir;
  • Prime d’assurance automobile augmentée en raison d’infractions routières ou d’accidents responsables;
  • Des problèmes en répondant à des situations de conduite imprévues;
  • Réaction lente aux changements de feux de circulation;
  • Plusieurs tentatives consécutives sans succès pour garer la voiture;
  • Contraventions pour des infractions routières;
  • Somnolence au volant;
  • Oubli de mettre la voiture en mode stationnement une fois garée.

Pour beaucoup, la capacité à conduire est un élément important de l’estime personnelle et du sentiment d’indépendance.

Votre proche peut donc vivre vos remarques sur l’évolution de sa conduite de manière très émotive. Vous pouvez en premier lieu reconnaître son historique de bonne conduite puis partager vos préoccupations, sans le culpabiliser.

 

Vous et votre proche pouvez définir ensemble un échéancier de transition en fonction de l’apparition des signes avant coureurs qui doivent vous indiquer l’arrêt de la conduite. 

Si vous rencontrez une résistance, parlez des risques pour elle-même et les autres si elle continue à conduire de manière non sécuritaire. Finalement, parlez-en à l’équipe de soins pour obtenir de l’aide.

Avec le temps, vous pourriez ne plus être en mesure de conduire. Vous pourrez dans ce cas recourir à des moyens alternatifs de transport tels que :

  • Taxi;
  • Covoiturage avec les membres de la famille ou des amis;  
  • Transports en commun;  
  • Services de chauffeurs offerts par les centres d’action bénévole;  
  • Services de Taxi Coop;
  • Transport adapté.

Vous devez répondre aux 2 exigences suivantes :

  1. Être une personne handicapée;
  2. Être incapable de :
  • Marcher sur une distance de 400 m sur un terrain uni;
  • Monter une marche de 35 cm de hauteur avec appui ou incapacité d’en descendre une sans appui;
  • D’effectuer la totalité d’un déplacement en utilisant le transport en commun régulier;
  • Vous orienter dans le temps ou dans l’espace;
  • Maîtriser des situations ou des comportements pouvant être préjudiciables à sa propre sécurité ou à celle des autres;

Pour déposer une demande d’admission au transport adapté, vous devez vous adresser au service de transport adapté de votre municipalité afin d’obtenir le formulaire de demande. Vous obtiendrez une réponse écrite et motivée quant à votre admissibilité dans un délai de 45 jours suivant la réception de votre formulaire dûment rempli.

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